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Ombrevent est l'autodénomination éponymique de la faction contrôlant le défilé d’Ombrevent, à l'est du Veylerbeld.

L'état d'Ombrevent détient et filtre l'accès à son défilé éponyme, ce qui lui confère un pouvoir stratégique capital, lui permettant ainsi de faire un blocus sur la grande route pour affaiblir le Veylerbeld. Afin de maintenir son emprise, Ombrevent dispose d'une armée originale divisée en cohortes. Ces cohortes, appelées cohortes noires par les habitants du Veylerbeld, maintiennent une attitude défensive alors qu'elles exercent une patrouille constante autour d'Ombrevent et notamment sur la Grande Route, s'éloignant ainsi parfois d'Ombrevent. Ces corps d'infanterie sont très bien équipées en armes dalahitiques, ce qui en fait la meilleure infanterie du Kaltomende. Réputée pour leur puissance, leur violence, et leur dévouement pour leur commandement, les cohortes noires renvoient une image froide et sinistre, aussi sont-elles rarement défiées.

Depuis que le Veylerbeld et Uflamindol sont affaibli, il existe peu de nations revendiquant une guerre contre Ombrevent. Ombrevent lui-même n'est plus aussi belliqueux qu’avant, notamment envers le Veylerbeld, et se satisfait de raids sur la population du Veld. On raconte qu’ils entretiendraient une alliance avec Feltemp et Practur et supporteraient divers conflits extérieurs.

Histoire

Ombrevent se revendique héritière du royaume d'Ombrevent bien qu'il n'existe en réalité aucun lien dynastique ou institutionnel entre les deux entités. Ombrevent né d'une prise de pouvoir locale par des groupuscules rebelles veylerbeldois, soutenus par des familles de la zone. L’événement déclencheur et/ou moteur de cette insurrection est la soudaine découverte d'un stock très important d'armes dalahitiques dans une carrière du défilé. On explique l'existence de ce trésor sans égal et insoupçonné par l’œuvre de désarmement massif imposé par l'Empire Tégrien.

Dès lors, disposant de ces armes ultra performantes et d'une population dévouée, Ombrevent pu aisément se détacher du Veylerbeld et guerroyer avec ses voisins malgré des effectifs moindres. Ce désavantage le força néanmoins à adopter rapidement une politique plus défensive et à utiliser des moyens détournés pour affaiblir ses principaux ennemis d'alors que sont le Veylerbeld et Uflamindol : les blocus commerciaux sur la Grande Route et le terrorisme, principalement. Peur, infiltration idéologique des peuples, trafic d'armes dalahitiques, assassinats...

Ombrevent accepta récemment une trêve de long terme avec Uflamindol, laquelle n'est pas acceptée par tous, provoquant des désaccords au sein du pays ; les Paladins d'Oldoret refusent cet accord et continuent leur guerre contre Ombrevent. Les Veldes, épaulés par Buhundun, s’alignent également contre Ombrevent.

Culture

La culture d'Ombrevent est bien sûr de souche veylerbeldoise mais au fil des années, du fait du retranchement de la population au creux des montagnes, et grâce aux efforts du pouvoir en place, elle s'en est éloigné.

Premièrement, la langue voit son vocabulaire changer, reflétant notamment l'idéologie contestataire envers les voisins. De plus, une part croissante de la population se met à utiliser le korissien, une langue ancienne et savante, utilisée par le nouveau clergé d'Ombrevent.

Deuxièmement, on assiste à un abandon de la religion veyler, remplacée par une ritualisation rigoureuse du mode de vie suivant un enseignement spirituel, moral méconnu, inspiré des philosophies proprement albanes telle qu'il en était de vigueur au Stratheir Gann.

Troisièmement, vient s'ajouter à tout ceci le quasi-culte pour l'ombre, la montagne rocheuse, l'austérité, des éléments que l'on retrouve dans la symbolique, les armoiries, l'architecture, la discipline ombreventine.

Quatrièmement, la population d'Ombrevent ne se limite pas à habiter la vallée que forme le défilé : elle occupe aussi les montagnes environnantes. De ce fait, ils sont en contacts avec ce qu'on appelle les Hommes des montagnes qui sont des clans sauvages visgoniques.

Enfin, et comme le montre l'usage croissant du korissien, la culture ombreventine se réapproprie les éléments spécifiques tombés en désuétude de sa région et les redéveloppe dans sa culture, la singularisant encore plus par rapport à son voisinage veylerbeldois.